Fondée bien après l’UFC, le PFL sort de l’ombre pour détrôner la meilleure organisation de MMA au niveau mondial. Aujourd’hui, la Professional Fighters League s’est hissée à la seconde place en très peu de temps, notamment grâce au rachat du Bellator.
Présente dans 150 pays, elle est en partenariat avec plus de vingt médias premium et 30 % de ses combattants sont classés dans le top 25. Le PFL est une organisation qu’il faut prendre au sérieux et qui pourrait, dans les années à venir, challenger l’UFC qui garder toujours une bonne longueur d’avance. Aujourd’hui, nous vous présentons tout ce qu’il faut savoir sur le PFL.
L’histoire de la PFL : des World Series of Fighting à sa reconnaissance mondiale

C’est en 2017 que Donn Davis et le groupe MMAX Investment Partners fondent le PFL après avoir acquis le WSOF (World Series of Fighting). Dès le départ, les fondateurs avaient pour stratégie de créer la première organisation de MMA avec un format sportif saisonnier.
En 2018, le PFL lance sa première saison. Durant la pandémie de coronavirus, le PFL en a profité pour se développer et obtenir des partenariats stratégiques avec DraftKings et Socios.com. Mais, c’est véritablement de 2022 à 2023 que le PFL prend de l’essor et se dévoile de plus en plus au monde entier avec le PFL Europe et des investissements saoudiens. La même année, le PFL fait l’acquisition de la seconde plus grande organisation de MMA au monde, le Bellator. Cette organisation a vu des combattants légendaires y participer comme Fedor Emilianenko, souvent considéré comme le meilleur combattant de tous les temps. L’objectif de cet achat est surtout de concurrencer l’UFC. Le PFL ou le Bellator seuls n’ont pas la force de frappe pour être au niveau de l’UFC. Avec cette acquisition, ils mettent plus de chance de leur côté.
Dans les années à venir, le PFL est voué à devenir une sorte de Champions League dans le MMA avec des ligues régionales. La Professional Fighters League tend à attirer les combattants de l’UFC avec des rémunérations plus attractives.
La SmartCage du PFL : quelle différence aves les autres organisations ?

Pour se différencier de son concurrent numéro un, la cage du PFL est différente. Il ne s’agit pas d’un octogone (huit côtés), mais d’un décagone (10 côtés) qui fait la spécificité de cette ligue. C’est, avant tout, marketing. Cela dit, il faut savoir que l’UFC a breveté leur cage et qu’il est interdit de reproduire la même. Cette superficie est donc différente des octogones habituels, cela change un peu sur les stratégies de combats et de mouvement sur la surface sans pour autant tout révolutionner.
Cette « smartcage » est véritablement smart ! Elle intègre toute une série d’outils et de capteurs qui permettent d’avoir des statistiques détaillées sur les combats. C’est une nouveauté qui n’existait pas dans le MMA avant son arrivée. Grâce à ses données, il est possible aux équipes TV/streaming d’ajouter des graphiques et chiffres en temps réel. Pour la petite anecdote, le Bellator proposait une cage circulaire. Les dimensions de la smart cage ne sont pas toujours les mêmes, elles varient en fonction des lieux où les combattants performent. Seuls les dix côtés restent le critère qui ne change jamais.
Règlement et format des combats
La ligue de MMA propose des combats de trois rounds de cinq minutes et, pour les finales, des combats de cinq rounds de cinq minutes. Pour limiter les blessures, le PFL a interdit les coups de coude lors des combats. Il s’agit d’une caractéristique souvent décriée par les fans de MMA. En effet, l’UFC ou le One autorise totalement les coups de coudes provenant du muay thaï. Ils assurent de plus belles performances sportives et des spectacles plus impressionnants. Depuis 2025, ils autorisent les coudes pour rattraper leur retard face à la concurrence. Chaque round est séparé par une minute de récupération où le combattant peut discuter avec son entraîneur et le cutman.
Les combattants de MMA portent des gants ouverts (en quatre oz) fournis par le PFL. Il est possible aussi d’afficher les sponsors personnels sur les shorts et des combattants, cela dit les tailles sont standardisées. Les sportifs masculins font leur combat torse nu tendit que les sportives féminines portent des rashguards ou des tops approuvés par la ligue.
Le PFL utilise un système de notation « 10-Point Must System ». C’est un système classique que l’on trouve aussi dans d’autres sports de combat, chaque round, le gagnant reçoit dix points et le perdant neuf points. Pendant la saison, le combattant reçoit trois points pour une victoire, zéro pour une défaite et s’il y a des finitions particulières comme un chaos, il reçoit des points bonus.
Les catégories de poids au PFL
Les limites de poids et différentes catégories sont quasiment les mêmes que dans d’autres organisations de MMA. Le PFL n’est pas toujours très claire sur les informations. Nous avons donc fait un tableau comparatif entre les catégories de poids pour femmes et pour hommes.
Tableaux des catégories de poids au PFL
| Catégorie de poids | Poids homme | Poids femmes |
| Poids mouche | 125 lb (56,7 kg) | 125 lb (56,7 kg) |
| Poids coq (Bantamweight) | 135 lb (61,2 kg) | 135 lb (61,2 kg) |
| Poids plume (Featherweight) | 145 lb (65,8 kg) | 145 lb (65,8 kg) |
| Poids léger (Lightweight) | 155 lb (70,3 kg) | 155 lb (70,3 kg) |
| Poids welter (Welterweight) | 170 lb (77,1 kg) | – |
| Poids moyen (Middleweight) | 185 lb (83,9 kg) | – |
| Poids mi-lourd (Light Heavyweight) | 205 lb (93 kg) | – |
| Poids lourd (Heavyweight) | 265 lb (120,2 kg) | – |
Comment fonctionne le système de championnat ?
Au sein du PFL, tous les combattants doivent faire au minimum deux combats de trois rounds par saison pour accumuler des points. Il existe aussi les playoffs qui est un format à élimination direct avec des demi-finales. Les quatre combattants les mieux classés de chaque division se qualifient pour les playoffs.
Pour le championnat, il y a un combat final en cinq rounds de cinq minutes qui permettra de déterminer le champion de la saison. Un calendrier s’articule sur une saison de six à sept mois, contrairement à d’autres organisations. Le PFL est inspiré de ligue sportive traditionnelle comme le football.
Chaque combat victorieux donne trois points au gagnant, soit pour une décision, soit pour une soumission, soit pour un KO. La défaite n’accorde aucun point.
En cas de finition, c’est-à-dire avec un arrêt avant, la limite, des bonus peuvent être octroyés :
- 3 points bonus pour finition au 1ᵉʳ round (« Quick Six » = total de 6 points)
- 2 points bonus pour finition au 2ᵉ round (total de 5 points)
- 1 point bonus pour finition au 3ᵉ round (total de 4 points)
Plus rare, il est possible d’y avoir un match nul. Dans ce cas, chaque combattant aura un point.
Si un des combattants dépasse le poids à la pesée, il perdra un point et la possibilité d’obtenir trois points même en cas de victoire.
Cette ligue doit aussi sont succès à son tournoi à 1 million de dollars, revu (malheuresement) à la baisse pour 2025. Le montant du champion était de 500 000 dollars pour 2025.
Aussi, le PFL Challenger Series permet pour les nouveaux combattants de se faire remarquer pour comme pour les Dana White’s Contender Series. Les combattants prometteurs, notamment victorieux, peuvent rejoindre le PFL comme combattant régulier ou comme remplaçant. Cela aide le PFL à renouveler son roster et de présenter de nouveaux visages (et potentielles pépites).
Professional Fighters League : les plus grands champions

Sans surprise, le PFL a beaucoup moins de combattants phares que l’UFC. Cela dit, la ligue de MMA a fait des acquisitions majeures comme Francis Ngannou, Jake Paul, Clarissa Shields ou encore Anthony Pettis.
Comme cette organisation de MMA est très récente (comparé à l’UFC présent depuis presque 30 ans), il est tout à fait naturel que le nombre de combattants soit plus réduit.
Chez les français, on peut citer Cédric Doumbé. Véritable phénomène du kickboxing qui sait fédérer et créer des shows uniques mélangeants performances et divertissement. À tel point que ça en est devenu le chouchou de l’organisation. Francis Ngannou est quant à lui la star numéro du 1 du PFL avec un transfert symbolique où le champion quitta l’UFC, car trop de désaccords contractuels les séparaient. Sur une note beaucoup plus divertissante, on peut citer Jake Paul qui n’a toujours pas disputé de combat, trop concentré sur la boxe anglaise.
Comment suivre les combats du PFL ?
Le PFL compte 20 partenaires média dans 150 pays, ce qui lui assure un rayonnement à l’international important. Pour les USA, il est possible de regarder les combats sur ESPN ou ESPN+.
La jeune organisation de MMA a des modèles économiques diversifiés avec la diffusion traditionnelle que nous venons de voir, les pay-per-view lors des Super Fights et ses partenariats stratégiques notamment avec DraftKings et Socios.com.
2026 oblige, la ligue de MMA est présente sur tous les réseaux sociaux pour rediffuser certains meilleurs moments lors des combats et d’autres types de contenu.
Quel avenir pour le PFL ? Le challenger mondial de l’UFC
L’UFC a-t-il du souci à se faire ? C’est la question que beaucoup de fans de MMA se posent. Toutefois, l’UFC a énormément d’avance sur le PFL, et représente toujours une part beaucoup plus conséquente sur le marché du MMA.
La véritable question à se poser, c’est : est-ce que le PFL est une organisation de MMA digne d’être suivie ? La réponse et oui. D’une part, ils proposent des événements sportifs très intéressants autant sur le côté performance que divertissement. Puis, l’entreprise américaine a su mettre au point une ligue avec des rouages bien huilés qui assureront son futur. Certains fans assurent que le PFL est voué à mourir, car l’UFC est trop puissant. Nous ne sommes pas de cet avis. Côté combattant, la rémunération est l’un des critères de sélection les plus importants. Là encore, le PFL s’illustre comme une meilleure solution, notamment pour les combattants qui lancent leurs carrières et qui n’ont pas un palmarès important.
Les stars se font certes timides pour le moment, mais la venue du trio Ngannou, Doumbé et Paul poussera d’autres excellents combattants à choisir le PFL plutôt que l’UFC (en tout cas en début de carrière). Il leur faudra encore quelques stars et plus d’expérience dans l’organisation des événements pour prétendre sérieusement devenir l’organisation de MMA n°1.
