Véritable explosion dans le monde du sport, en particulier dans les sports de combat, le MMA voit sa popularité de plus en plus grandissante. À tel point que les arts martiaux mixtes dépassent en popularité le football sur les réseaux sociaux. Face à ce constat, de nombreuses organisations de MMA se sont créées à travers le monde, notamment sur le continent américain et européen. Certaines, jusqu’alors assez confidentielles, se dévoilent au grand public pour faire la part belle à ce sport.
Découvrez les plus grosses organisations de MMA en 2026 et trouvez celle qui correspondra à vos attentes.
Les principales organisations de MMA en 2026
Les très gros championnats de MMA au niveau mondial ne sont pas très nombreux en 2026. On en distingue 3 principales : l’UFC, le PFL et le One.
UFC (Ultimate Fighting Championship)

C’est l’organisation MMA numéro 1 au monde. Fondée en 1993 par Art Davie et Rorion Gracie, l’UFC est aujourd’hui dirigée par Dana White, figure importante dans le monde des sports de combat. Depuis plus de 30 ans, ce championnat s’est hissé au même niveau que les sports les plus populaires au monde grâce à un marketing important, au rachat du Pride et à des événements qui mêlent performances sportives et divertissement.
Encore en 2026, l’UFC constitue la référence dans le monde avec un système de ranking où les top 15 et les top 5 permettent de situer les combattants. Les événements de l’UFC sont numérotés et principalement en pay-per-view. On a dépassé les 300 événements numérotés. En parallèle, l’UFC organise également les UFC Fight Night, plus fréquents, où les ceintures ne sont généralement pas mises en jeu. Ils permettent de mettre en avant les combattants en pleine ascension. Ces événements servent de coup de projecteur pour révéler de potentielles futures célébrités, comme McGregor l’a été en son temps.
Concernant les stars du MMA, elles sont presque toutes à l’UFC : Jon Jones, Conor McGregor, Khabib Nurmagomedov, Anderson Silva et de nombreuses autres célébrités connaissent ou ont connu un succès important grâce à l’UFC. Chez les combattants français, on peut parler de Ciryl Gane, Benoît Saint-Denis ou encore Nassourdine Imavov qui figurent dans le top des classements.
PFL (Professional Fighters League)

Le PFL est l’ancien World Series of Fighting (WSOF). Rebaptisé en 2018, c’est l’organisation en pleine expansion qui a racheté le Bellator en 2023. À titre d’information, le Bellator était l’organisation numéro 2 avant d’être racheté en 2023. Le PFL a fait souvent parler de lui avec son championnat à 1 million de dollars (aujourd’hui 500 000 $).
Il faut noter tout de même une différence significative entre le PFL USA et le PFL Europe où les niveaux (mais aussi la popularité) sont différents. Le format de compétition s’organise autour de tournois avec un système de points, divisés en saison régulière suivie de play-offs pour déterminer les champions.
Le PFL a aussi beaucoup fait parler de lui en recrutant la star des poids lourds Francis Ngannou en guerre avec l’UFC. Côté français, Cédric Doumbé a contribué à faire connaître le PFL en Europe. À ses côtés, d’autres sportifs comme Baysangur Chamsoudinov et Abdoul Abdouraguimov sont aussi sous le feu des projecteurs. Le but du PFL est de devenir l’organisation de MMA n° 1 en détrônant l’UFC. Un pari qui est très difficile à tenir.
À noter que le PFL s’appuie davantage sur les performances sportives et les résultats plutôt que la hype et le marketing, contrairement à l’UFC qui compte beaucoup sur la promotion des stars.
ONE FC ou ONE Championship

En Asie, c’est le ONE FC qui règne dans les organisations. Le monde est véritablement divisé entre l’orient et l’occident concernant le MMA. À l’ouest, l’UFC. À l’est, le ONE FC. Cette organisation de MMA asiatique a été créée en 2011 à Singapour par Chatri Sityodtong et Victor Cui. Depuis, leurs shows sont reconnus pour présenter des combattants de qualité et une très belle scène. Bien que le ONE FC vive relativement à l’ombre de l’UFC en France, de nombreux combattants français combattent là-bas.
La différence avec cette organisation, c’est qu’elle propose aussi d’autres sports comme le muay thaï, le muay thaï avec petits gants, le grappling et le kickboxing. Autre différence qui mérite d’être saluée, c’est la capacité et la volonté de l’organisation à lutter contre le cutting (perte de poids extrême avant la pesée) et le dopage dans sa globalité.
Demetrious Johnson (Mighty Mouse), véritable GOAT et ancien combattant UFC, est probablement le combattant MMA le plus connu du ONE FC. Très présente en Thaïlande, l’organisation a racheté le Lumpinee Stadium (le stade emblématique du muay thai depuis des décennies) et s’impose de plus en plus comme un championnat incontournable à travers le monde avec une présence dans plus de 150 pays.
Les organisations « régionales » influentes
En parallèle des mastodontes du MMA, deux belles organisations européennes ont leur importance et permettent de déterminer le futur des combattants à plus haut niveau : le KSW et le Cage Warriors.
KSW (Konfrontacja Sztuk Walki)
Le KSW est le championnat de MMA européen le plus populaire et probablement le plus respecté. Il a été fondé en 2004, en Pologne par Martin Lewandowski et Maciej Kawulski. Les connaisseurs louent régulièrement la qualité des évènements avec de fidèles supporters. Les combats peuvent parfois réunir jusqu’à 60 000 personnes lorsque leurs meilleurs combattants s’affrontent.
Côté combattant français au KSW, c’est Salahdine Parnasse qui prend toute la lumière. Le prodige, reconnu comme un véritable phénomène, est aussi très célèbre en Pologne où il a prolongé son contrat avant, probablement, de passer à l’UFC.
L’organisation KSW organise régulièrement des événements en Europe et tente de plus en plus de trouver un plus large public en France. Ses stars emblématiques sont Mamed Khalidov, Roberto Soldić ou encore Jan Błachowicz.
Le KSW souffre toutefois d’une mauvaise image avec une quantité très importante de sportifs dopés.
Cage Warriors
Le Cage Warriors est l’un des plus anciens championnats MMA. Créée en 2001 au Royaume-Uni, l’organisation anglaise n’est pas nécessairement vouée à concurrencer l’UFC ou encore le PFL. Le Cage Warriors est vu comme un tremplin pour les combattants qui désirent aller à l’UFC.
On évoque régulièrement le cas de Conor McGregor, mais aussi Michael Bisping ou encore Dan Hardy qui sont passés dans cette organisation avant de basculer chez le géant américain. Chez les Français, c’est Morgan Charrière qui a combattu de 2019 à 2023 pour passer ensuite à l’UFC. Le Cage Warriors est ainsi connu pour dénicher les talents et potentiels futurs champions et organise régulièrement des évènements en Europe.
Les organisations françaises de MMA émergentes
La France propose deux organisations de MMA qui servent en quelque sorte de test pour les plus jeunes combattants.
Ares Fighting Championship
L’ARES est l’organisation française en pleine croissance fondée par Fernand Lopez (MMA Factory) et Benjamin Sarfati. À l’instar du Cage Warriors, l’ARES n’a pas vocation à être en compétition avec l’UFC, mais sert aux talents à se démarquer pour concourir dans le championnat numéro 1.
Avant les controverses que Fernand Lopez a rencontrées, l’ARES était l’organisation qui avait le vent en poupe. Aujourd’hui, sa popularité a un peu stagné. Baki (Baïssangour Chamsoudinov) est la figure emblématique de l’ARES. Les combats sont organisés au Dôme de Paris ou à l’Adidas Arena.
Hexagone MMA
Diffusé dans plus de 150 pays, Hexagone MMA est une organisation qui connaît un succès grandissant en France. Créée par les frères Pourrut et popularisée par des combattants comme GregMMA, IbraTV ou encore Paul Denis Navero, Hexagone MMA cherche à conquérir un public plus large. Ils organisent des évènements réguliers dans toute la France avec des shows MMA de qualité et un bon divertissement.
Attention toutefois, l’Hexagone MMA n’est pas du même niveau que le ONE FC ou le PFL. C’est une organisation beaucoup plus petite, plus jeune avec moins d’investissements que ces géants. On la considère aussi comme l’antichambre de plus grandes organisations pour les jeunes talents. Dernièrement c’est le combattant français Romain Debienne qui a brillé sous les projecteurs après un passage au Bellator et au PFL.
Comment choisir une organisation de MMA à suivre ?
Chaque organisation a ses propres atouts. Certaines proposent davantage le côté spectacle et d’autres peut-être plus le côté technique. Tout dépendra de vos goûts pour le visionnage des combats. À savoir que si vous souhaitez suivre dès le début la carrière d’un combattant, il faudra alors se diriger vers les organisations plus modestes qui permettent d’évaluer les talents et qui détermineront leur futur dans les plus grosses orga’. Votre choix pour le visionnage des combats dépendra aussi de votre budget si vous souhaitez y assister en live. Toutes les semaines, de nombreux affrontements sont disponibles en PPV, ce qui peut rapidement faire grimper la facture. Bien évidemment, les véritables fans de MMA ne suivent pas qu’une seule organisation, mais plusieurs. Cela dit, il vous sera difficile de tout suivre tellement les cartes sont de plus en plus denses avec un nombre de combattants grandissants. Notre conseil serait alors de mettre un pied dans une grosse organisation mondiale (UFC ou ONE) et une plus petite selon vos préférences.
