Un héritage difficile à égaler
Entre 2021 et 2022, Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman ont marqué l’histoire du MMA africain en devenant simultanément champions à l’UFC. Ces « Three Kings » ont permis au continent de rayonner au sommet du MMA mondial. Cependant, avec le passage du temps, ces légendes ont vu leur domination s’effriter, laissant un vide que le MMA africain peine à combler.
Francis Ngannou, bien qu’il continue de gagner, est désormais éloigné de l’UFC, tandis qu’Adesanya et Usman ont perdu de leur superbe. Le défi est donc de taille pour trouver la relève capable de marcher dans leurs pas et de maintenir l’Afrique sur le devant de la scène MMA.
Les espoirs et déceptions récentes
Parmi les nouveaux visages, Ateba Gautier semblait être un candidat prometteur. Ce jeune Camerounais a gravé son nom rapidement avec quatre victoires par KO lors de ses cinq premiers combats à l’UFC. Cependant, sa récente défaite par KO contre Roman Kopylov à l’UFC 332 a freiné son ascension. À seulement 24 ans, Gautier a encore le temps de se développer, mais cette défaite souligne les défis auxquels sont confrontés les combattants africains pour atteindre le sommet.
D’autres, comme le Zimbabwéen Themba Gorimbo et le Nigérian Sodiq Yusuff, ont également connu des parcours difficiles. Gorimbo a pris sa retraite après une série de défaites, tandis que Yusuff n’a pas réussi à percer le top 15 de sa catégorie.
Des talents émergents à surveiller
Malgré ces déceptions, des talents émergent et offrent de l’espoir. Manel Kape, originaire de Luanda en Angola, est l’un des principaux espoirs du continent. Il est pressenti pour disputer prochainement un combat pour la ceinture des poids mouches contre Joshua Van. Une victoire pourrait relancer le MMA africain et inspirer une nouvelle génération de combattants.
En outre, l’Ougandais David Onama, qui n’a pas combattu depuis plus d’un an, envisage un retour chez les poids plumes. Ces combattants, bien que prometteurs, devront surmonter de nombreux obstacles pour atteindre le niveau des « Three Kings ».
Le développement du MMA en Afrique
Pour que le MMA africain prospère, il est essentiel de développer des structures locales solides. L’arrivée de combattants comme Adama Diop, premier Sénégalais à intégrer l’UFC, montre que le potentiel est là. Cependant, les critiques de Dana White, président de l’UFC, soulignent les défis auxquels ces athlètes doivent faire face pour s’imposer au plus haut niveau.
Des ligues comme la Professional Fighters League (PFL) offrent également des opportunités, bien que le fossé avec l’élite de l’UFC reste important. Yanis Ghemmouri, par exemple, a trouvé une place de choix au PFL après son passage difficile à l’UFC.
Le chemin est encore long, mais avec des talents comme Manel Kape et des structures en développement, le MMA africain pourrait bien voir émerger une nouvelle génération de champions prêts à conquérir le monde.

